Pendant qu’on parle impôts…

Depuis plusieurs semaines, les erreurs de paramétrage de l’ancien système de paie, les heures supplémentaires fiscalisées à tort et les Indemnités Journalières de Sécurité Sociale (IJSS) mal calculées, ont suscité de nombreuses interrogations, parfois de fortes inquiétudes, au moment de remplir notre déclaration de revenus 2025.

Inquiétudes plus que légitimes face à une communication institutionnelle initiale imprécise, puis très technique, qui l’a rendue incompréhensible pour le plus grand nombre. Forte de ce constat et de nombreux retours du terrain, la CFDT a alerté l’ensemble du personnel, a demandé la tenue d’un CSE extraordinaire et demandé qu’une rencontre soit organisée avec le Directeur Général

À ce stade, les éléments communiqués en CSE portent sur deux points :

Même le contrôle URSSAF de 2017 n’avait pas détecté l’erreur !La part patronale de certaines cotisations (prévoyance complémentaire et retraite supplémentaire article 83 CGI), qui aurait dû être réintégrée dans le revenu imposable, ne l’a pas été correctement. Résultat : le revenu net imposable déclaré aux impôts était inférieur à ce qu’il aurait dû être, ce qui a pu conduire, selon les situations fiscales de chacun, à un prélèvement à la source insuffisant.

Cette correction porte uniquement sur l’assiette fiscale transmise à l’administration. Elle ne remet en cause ni les salaires versés, ni les cotisations sociales, ni les droits à retraite.

  • Toutes les heures supplémentaires ont été fiscalisées alors que seules celles dépassant le plafond légal auraient dû l’être. Pour la direction, le problème a été réglé par l’envoi de l’attestation fiscale (qui s’est fait attendre !).  Pour les collègues concernés, l’attestation fiscale transmise par la direction fait apparaître un montant imposable différent de celui figurant sur le bulletin de salaire de décembre 2025 et de la déclaration préremplie des impôts. Ce montant doit être corrigé directement dans la déclaration de revenus 2025.
  • Des IJSS mal calculées, ce qui génère en parallèle des problèmes de paye pour nos collègues en arrêt maladie ou qui l’ont été. Sur le règlement de ce problème, les réponses apportées par la direction sont loin d’être satisfaisantes.  

La CFDT reste donc particulièrement attentive à toute situation individuelle nécessitant des vérifications complémentaires.

Concernant l’anomalie fiscale, les chiffres communiqués mettent en évidence une réalité bien plus nuancée que certaines informations ayant circulé ces dernières semaines.

Sur les trois années 2023, 2024 et 2025, l’effet sur le prélèvement à la source (PAS) se répartit ainsi :

En conséquence, pour une très large majorité du personnel, l’impact sur l’imposition des revenus 2025 sera donc nul ou très faible. Les impacts les plus importants concernent un nombre restreint de collègues.

Enfin, les effets rétroactifs sur 2023 et 2024, ne toucheront qu’une part limitée des situations individuelles. Sur les 6 752 personnes ayant perçu une rémunération sur cette période, 565 collaborateurs seront concernés par une régularisation.

La CFDT refuse à la fois de minimiser les difficultés rencontrées par certains collègues et d’alimenter inutilement les inquiétudes. Au vu des chiffres communiqués par la CCIR, il apparaît que pour la majeure partie du personnel, les conséquences resteront donc modestes. La situation des tranches les plus impactées nécessitera une information complète et un accompagnement adapté, individualisé et équitable. Les représentants CFDT resteront attentifs et mobilisés sur ce point.

Au-delà de la question fiscale, cette situation interroge directement la manière dont l’établissement pilote ses fonctions essentielles et pose aussi une question de responsabilité sociale de la CCIR Paris Ile de France. Elle met en lumière des fragilités bien réelles, maintes fois évoquée par les représentants du personnel en CSE :

Aucune organisation durable ne peut fonctionner sous tension permanente. Restaurer la confiance ne passera pas seulement par une correction technique. La responsabilité sociale de l’employeur commence avant tout par une paie fiable, des organisations de travail stables, le maintien des compétences expertes, des équipes support ayant les moyens de travailler correctement et une information claire et compréhensible donnée aux salariés.

Cette situation ne doit pas masquer les questions de fond que vivent les salariés au quotidien.  La CFDT continuera inlassablement à défendre les droits et les intérêts collectifs, conditions indispensables à la reconnaissance du travail de toutes et tous :

  • Une RSE concrète, intégrée aux choix d’organisation, au service de l’emploi et des conditions de travail.

Et à dénoncer :

Rejoignez la CFDT-CCI

1er syndicat national !

Rejoindre la CFDT, c’est pouvoir faire entendre sa voix et lui permettre ainsi de s’exprimer au nom de tous les salariés quelle que soit leur situation. Plus les adhérents sont nombreux, plus la CFDT sera entendue et légitime face aux employeurs.