CCI Paris Ile-de-France : CSE du 14 Avril 2026

Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs, chers collègues,

À la lecture de l’ordre du jour de ce CSE, un constat s’impose : dans les écoles de la CCIR, les réorganisations s’enchaînent, les fermetures s’accumulent, et les expérimentations se multiplient.

Depuis plusieurs mois, la DGA Éducation porte une ambition : “désiloter” les activités des EESC. Le constat sur le terrain est sans appel : ce n’est pas un décloisonnement, mais une désorganisation inédite, où les repères disparaissent, les missions se déplacent sans cadre, et où le fonctionnement repose désormais davantage sur la capacité des équipes à compenser les dysfonctionnements que sur une organisation réellement maîtrisée.

Le rapport d’expertise sur FERRANDI est sans ambiguïté sur ce constat. Il met en évidence une évaluation erronée de la charge de travail, des impacts insuffisamment anticipés, et des risques sérieux pour la santé des salariés. Les effets sont désormais visibles, documentés… et largement remontés.

Et pourtant, au lieu de corriger, on accélère, avec une nouvelle expérimentation à GOBELINS, qui s’inscrit dans la même logique, avec les mêmes risques. Et là, nous franchissons un cap !

Les documents nous ont été transmis ce matin à 10h, pour un CSE à 14h. Dans ces conditions, il ne peut évidemment pas être question d’une information sérieuse, encore moins d’un examen réel.

De quels représentants du personnel parle-t-on exactement ? Parce qu’à notre connaissance, aucun élu du CSE, aucune organisation syndicale n’a été consultée pour “redessiner” quoi que ce soit. A moins que, redessiné ne doive être pris au sens premier du terme, des représentant en ILP à qui on demande un travail : Redessiner un schéma déjà construit !

Présenter les choses de cette manière n’est pas acceptable. Cela revient à laisser entendre une co-construction qui n’a jamais existé. Et vouloir qualifier cela autrement qu’une réorganisation ne trompe personne. Le CSE ne peut pas être sérieusement informé, sans délai, et certainement pas sur la base de documents transmis à la dernière minute et reposant sur des affirmations contestables.

Sur l’ensemble de la CCIR, les remontées issues de la CSSCT sont sans ambiguïté : les risques psychosociaux explosent. Qui peut encore s’en étonner ? Quand l’organisation devient instable, quand les règles changent en permanence, quand les salariés doivent compenser ce qui ne fonctionne pas. Là où vous parliez d’agilité, il ne reste plus que de l’épuisement.

Dans ce contexte, continuer à transformer l’organisation sans corriger les déséquilibres existants, continuer à augmenter les exigences sans adapter les moyens,  Continuer à avancer malgré les alertes répétées, C’est prendre le risque d’un point de rupture.

Ce n’est plus un risque théorique, c’est une trajectoire déjà engagée. Ce point de rupture qui se dessine aujourd’hui est humain, organisationnel… et potentiellement grave.

Parce qu’à force de vouloir optimiser à tout prix, on finit par fragiliser l’ensemble du système. Parce qu’une organisation ne tient pas uniquement par ses process, mais avant tout par les femmes et les hommes qui la font vivre.

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