Paris Ile-de-France : Déclaration liminaire CSE Janvier

Madame la Présidente, Monsieur le Directeur Général, Mesdames, Messieurs, chers collègues,

Avant d’entrer dans notre propos liminaire, nous souhaitons, au nom de la CFDT-CCI,  vous adresser nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Nous formulons le souhait sincère, qu’elle soit placée sous le signe d’un dialogue social plus apaisé, plus respectueux et plus protecteur pour l’ensemble de ses acteurs.

Il est rare que les représentants du personnel prennent la parole pour parler d’eux-mêmes. Notre rôle est avant tout de porter la voix des agents et des salariés, de défendre leurs droits et leur sécurité. Mais il arrive aussi, que les conditions mêmes d’exercice de nos mandats deviennent un sujet en tant que tel.

C’est précisément ce que nous souhaitons poser en préambule, avant de l’aborder plus concrètement au point 9 de l’ordre du jour de ce CSE, consacré aux « difficultés d’exercice du mandat des représentants du personnel en situation de crise ». Nous ne pouvons que regretter, le choix d’avoir placé, ce point en toute fin de CSE, car il n’est pas anodin. Ces difficultés souvent considérées comme secondaires, sont pourtant centrales pour le dialogue social. Si nous souhaitons les partager, ce n’est pas par vanité, mais parce qu’elles sont révélatrices de problèmes structurels qui affectent le fonctionnement de l’institution et par ricochet la santé et la sécurité de tous.

Depuis plusieurs années, la CCIR Paris Île-de-France évolue dans un contexte de crises quasi permanentes : transformations, caps, réductions de voilure, hier ; réorganisations et PSE aujourd’hui. Ces contextes ont en commun, d’exercer une pression accrue, sur l’ensemble du personnel, mais aussi, de manière spécifique, sur leurs représentants.

Elles produisent, de façon récurrente, des difficultés dans l’exercice des mandats : mise sous tension, disqualification répétée de la parole syndicale, personnalisation de désaccords qui devraient rester institutionnels, invisibilisation des alertes, et impossibilité de travailler sereinement malgré la légitimité de notre rôle.

Ce constat ne s’inscrit ni dans une logique de mise en cause individuelle, ni dans une volonté de dramatisation. Il vise au contraire à attirer l’attention sur un certain nombre de situations concrètes, observées ces derniers mois – la dernière datant d’hier soir – qui affectent le fonctionnement normal du dialogue social.

Nous tenons également à être clairs, nous n’avons pas le sentiment que la Direction Générale ou la Présidente du CSE contestent, la légitimité des représentants du personnel, le respect de leur voix est régulièrement affirmé, notamment dans cette instance.

Mais dans les faits, nous tenons à dénoncer un décalage qui se manifeste de manière plus diffuse, à travers des comportements ou des pratiques portés à d’autres niveaux, qui semblent avoir intégré que le dialogue social n’est pas toujours un sujet prioritaire.

Faute de règles clairement rappelées et de portage politique visible, certains se sentent autorisés à dévaloriser la parole syndicale, à fragiliser l’exercice des mandats, à contourner des accords signés ou à personnaliser des désaccords qui devraient rester collectifs.

Ces situations ne sont ni banales, ni isolées et encore moins anecdotiques. Elles fragilisent non seulement les représentants du personnel, mais aussi la portée des accords, la valeur du vote des agents et des salariés, et la confiance dans nos instances.

Ce que nous demandons n’est pas révolutionnaire mais lié à notre approche réformiste du dialogue social. Nous demandons que ce qui est prévu soit appliqué, que les accords, les règles existantes soient respectées, et que les mandats syndicaux ou représentatifs puissent enfin s’exercer sans contorsions ni bricolage permanent.

Notre objectif n’est ni de bloquer, ni de faire du bruit. Mais d’exiger des conditions de travail sûres, claires et respectueuses, y compris – et surtout – dans les périodes de crise.

Nous réaffirmons ici que la CFDT-CCI est prête à travailler concrètement avec la direction, mais qu’elle ne fera aucun compromis sur la sécurité, la clarté des règles communes, et aucune concession sur le respect du dialogue social et de ses acteurs ; afin que les problèmes que nous rencontrons, qu’ils soient exceptionnels ou non, cessent, d’être gérés sans cadre fort.

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