Madame la Présidente, Monsieur le Directeur Général Délégué, Monsieur le Directeur Général Adjoint, Monsieur le Directeur Général de l’EESC Ferrandi Paris, Mesdames, Messieurs, chers collègues,
Ce CSE extraordinaire est la conséquence directe d’une méthode mainte fois évoquée dans cette instance : décider d’abord, expliquer ensuite et laisser le soin aux équipes de réparer sur le terrain…C’est ce qu’à la CCIR on appelle la conduite du changement !
Suppressions de postes, réorganisations successives, outils imposés sans cadre ni consultation, le personnel en paie aujourd’hui le prix, dans sa charge de travail, dans sa santé, et dans le sens même de ses missions.
Les représentants du personnel CFDT sont certes ouverts à l’échange et à la discussion mais refusent que ce CSE serve à entériner des choix déjà faits. Nous sommes ici pour parler des faits, du travail réel et des impacts concrets sur les équipes pas pour accompagner a posteriori des décisions unilatérales.
Dès le CSE de mars 2025, les élus de cette instance avaient collectivement alerté : supprimer 23 ETP, bouleverser les rattachements, promettre des gains d’efficience sans démonstration sérieuse… C’était prendre un risque majeur pour Ferrandi-Paris et pour son personnel.
Aujourd’hui, le résultat est préoccupant : aucun gain réel d’organisation ou d’efficacité n’a été démontré ; la charge de travail explose, les tensions s’installent, les risques psychosociaux augmentent. Cette politique, déclinée dans l’ensemble des EESC, relève d’une économie de court terme, dangereuse humainement et inefficace structurellement, comme le démontre d’ailleurs la note préparatoire à ce CSE. Le 29 janvier, ce sont 70 agents et salariés en grève qui ont dit clairement non à cette stratégie. La colère exprimée ce jour là n’était ni un malentendu ni un caprice. C’était, face à ce qu’on peut qualifier d’impasse sociale et organisationnelle, le signe fort d’un mal être déjà bien installé et d’une confiance perdue.
